Inga et le mix énergétique : comment le Ministère des Ressources Hydrauliques construit l’avenir énergétique de la RDC

S.E.M. le Ministre Aimé Sakombi Molendo a rappelé, devant les Honorables Sénateurs, que son devoir est de répondre aux besoins quotidiens des citoyens et de garantir un accès fiable à l’électricité. Pour cela, il mise sur un mix énergétique pragmatique, alliant hydroélectricité, solaire, mini-réseaux et centrales rurales, capable de répondre à la fois aux besoins urbains, ruraux et miniers.

Avant de conclure son exposé devant les Honorables Sénateurs, S.E. le Ministre Aimé Sakombi Molendo a rappelé son engagement fondamental : répondre aux besoins immédiats de ses concitoyens, des entreprises, des institutions et des territoires.

Pour atteindre cet objectif, le Ministre a présenté sa vision d’un mix énergétique pragmatique et diversifié, combinant hydroélectricité, solaire, mini-réseaux, centrales rurales et importations. Cette approche vise à satisfaire simultanément les besoins nationaux, urbains, ruraux et miniers, tout en garantissant un accès fiable et durable à l’électricité pour tous.

« Inga porte notre avenir, le mix énergétique répond à notre présent, et les réformes ouvrent la voie à l’investissement qui permettra d’unifier ces deux horizons », a conclu S.E. le Ministre, soulignant l’importance stratégique du projet Inga dans la politique énergétique nationale.

Concernant l’état d’avancement des projets hydroélectriques Inga III et Grand Inga, le Ministre a rappelé que Grand Inga constitue le pilier de la politique énergétique du pays, mais qu’Inga reste un chantier d’ampleur exceptionnelle, dont la réalisation s’étend sur plusieurs années. Piloté par l’ADPI-RDC sous l’autorité du Conseil Stratégique présidé par le Chef de l’État, le projet repose sur un partenariat public-privé garantissant souveraineté nationale et viabilité financière. Les discussions avec la Banque mondiale ont récemment été relancées avec succès, sous l’impulsion du Président de la République.

Le Ministre a également abordé la performance de l’Autorité de Régulation du secteur de l’Électricité (ARE). Cinq ans après son opérationnalisation, l’ARE montre encore des faiblesses importantes : divergences d’interprétation des textes, conflits avec les opérateurs, décrochage des orientations du Conseil d’Administration et réserves des commissaires aux comptes. Pour y remédier, S.E. le Ministre a annoncé la mise en place d’un audit complet, visant à corriger ces insuffisances et renforcer l’efficacité de l’ARE.

Sur la question des coupures intempestives, le Ministre a identifié trois causes principales :

  • déficit chronique entre l’offre et la demande,

  • vétusté des infrastructures,

  • vandalisme.

Depuis sa prise de fonction, plusieurs actions ont été entreprises pour réduire la pression sur le réseau et améliorer progressivement la qualité du service, avec pour objectif final d’offrir aux citoyens un accès fiable et durable à l’électricité.